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Conférences 2012 - Mikkel Hansen
Conférencier : Conférencier : Mikkel Hansen (Maître de conférences, Université de Paris 8)

Date : Jeudi 8 mars de 16H-18H (salle C128)


Résumé :

Le problème psycholinguistique de jeunes enfants sur les tâches de fausse croyance


Chez les enfants préscolaires, la compréhension de la pensée et de la croyance d'autrui est habituellement considérée comme un achèvement majeur dans la développement d'une théorie de l'esprit. Quand ce développement est testé avec des tâches de fausse croyance telles que l’épreuve de Sally-Anne et celle des Smarties, l’échec est massif chez les enfants âgés de moins de 4 ans et demi. Ainsi, selon les théories dominantes dans le champ du développement, les enfants n'accèdent pas à une théorie de l'esprit quasi-adulte avant l'âge de 4 ans et demi (Perner, 1991; Gopnik & Wellman, 1994).
Cependant, des études récentes montrent que des facteurs psycholinguistiques généraux peuvent jouer un rôle dans le développement d'une théorie de l'esprit. Ainsi, Deleau et al. (2007) ont démontré que la maitrise des maximes de Grice prédisent la performance des jeunes enfants sur les tâches de fausse croyance. Dans une étude longitudinale, 5% de la variance dans leur performance pouvait être expliqué par leurs jugements corrects des violations de maximes de Grice à un âge plus jeune.
Hansen (2010) propose une explication plus spécifique selon laquelle les jeunes enfants ont déjà développé une théorie de l'esprit quasi-adulte mais qu’il y a une ambigüité langagière relative aux états mentaux de fausse croyance dans les épreuves standards. Cette ambiguïté langagière expliquerait l’échec  des enfants aux épreuves classiques de théorie de l’esprit. Son explication est fondée sur les théories des philosophes de langage tel que Grice, Austin et Stalnaker. Ces théories décrivent les présuppositions faites par les partenaires d’une conversation concernant le savoir d’autrui, afin qu'une conversation se déroulent d'une manière rationelle. Bien que les jeunes enfants savent en fait suivre cette logique de conversation, ils maitrisent mieux cette logique dans les dialogues quotidiennes que dans les situations de tests utilisant des questions artificielles et décontextualisées (Hansen, 2010).Selon Bartsch & Wellman (1995), si les jeunes enfants énoncent des contrastes entre la fausse croyance d’autrui et leur propre compréhension de la réalité  (e.g. ”Les villageois croyaient que Dracula était méchant mais il était gentil”) alors cela fournirait une évidence convaincante de l’existence d’une théorie de l’esprit quasi-adulte chez des enfants plus jeunes.
Les études que je vais présenter le 8 mars tentent de solliciter les contrastes de ce type en montrant aux enfants des clips vidéo de fausse croyance (e.g., un fermier s'échappant d'un mouton déguisé en requin). Je discuterai aussi des nouvelles études avec adultes ciblant les demandes pragmatiques des conversations qui traitent les états mentaux d'une troisième personne.
En conclusion, les résultats suggèrent que les enfants comprennent la fausse croyance au moins 1 an avant de réussir les tâches standard de théorie de l'esprit. Les enfants possèdent donc une théorie de l’esprit quasi-adulte plus précocement que ce qu’indique la littérature. Nos études contribuent à la résolution de l'énigme selon laquelle les enfants de 1 an réussissent les tâches nonverbales de fausse croyance (Onishi & Baillargeon, 2005; Song, Onishi, Baillargeon, & Fisher, 2008 ) alors que les enfants plus vieux échouent  les tâches standards.
 

Hansen, M. B. (2010). If you know something, say something: Young children's problem with false belief. Frontiers in Developmental Psychology, 1, 1-6.

Hansen, M. B. & Markman, E. M. (2005). Appearance questions can be misleading:  a discourse-based account of the appearance reality problem. Cognitive Psychology, 50, 233-263.
 

Date de création : 07/03/2012 @ 08:37
Dernière modification : 07/03/2012 @ 08:40
Catégorie : Conférences 2012
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